comment lutter contre le burn-out PDF Imprimer Envoyer

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les solutions existent...


Selon l'UFSBD Pro 60% des chirurgiens-dentistes ont atteint un niveau pathologique de burn-out, 10% présentent un niveau élevé de burn-out et 15 % des praticiens dentaires consomment des psychotropes (1). Rien d’étonnant, en effet, le chirurgien-dentiste étant le seul professionnel de santé à soigner des patients éveillés et souvent eux-mêmes extrêmement stressés par l’appréhension de la douleur. De plus, à ce stress s’ajoute celui de la responsabilité d’un cabinet libéral pour laquelle il n’a pas été formé et qui devient chaque jour de plus en plus difficile à assumer. Surtout, le chirurgien-dentiste n’a pas non plus été préparé à gérer un stress aussi important.
Mais alors comment faire pour éviter le burn-out ?


Pour commencer, répétons-le ici, il est essentiel de reconnaitre que le stress est naturel, qu’il fait partie de nous. Il s'agit d'une réponse naturelle aux différentes menaces, contraintes et incertitudes auxquelles nous sommes confrontés. En activant nos ressources physiologiques et émotionnelles il nous permet de faire face à la situation.
Ce n’est qu’au moment où les sources de stress deviennent trop nombreuses, trop fortes ou permanentes que le stress chronique se développe. C'est-à-dire que contrairement à une situation normale, le niveau de stress reste en permanence élevé et ne redescend plus à des seuils acceptables. L’organisme entre alors en phase de résistance au stress, ce qui peut être dommageable à long terme et conduire à l’épuisement appelé « burn-out ».
Ensuite, il serait illusoire de vouloir éliminer complètement le stress car, nous venons de le rappeler, le stress fait partie de nous. En revanche, le gérer pour qu’il se maintienne à un niveau adapté à notre personnalité est possible en agissant de trois façons :

  • réduire les sources de stress après les avoir clairement identifiées ;
  • endiguer les montées de stress ;
  • faciliter l'évacuation du stress.

Identifier et réduire les principales sources de stress :

Chaque praticien développe sa propre sensibilité aux différentes sources de stress, dont les principales sont :

  • la surcharge de travail surtout liée à l’impression d’avoir couru toute la journée et de ne pas aboutir en fin de mois aux résultats financiers correspondants à tous ces efforts. Comme l'affirment de nombreux praticiens : « Ce qui est difficile, ce ne sont pas les actes en eux-mêmes. C'est plutôt le stress, on a beaucoup de patients sur la journée.» (2) ;
  • la variété et la vitesse des tâches à exécuter qui peuvent provoquer des dysfonctionnements devant les patients, conduire à des échanges verbaux regrettables et augmenter les tensions au sein de l’équipe ;
  • les relations interpersonnelles notamment avec les patients qui viennent avec leur stress au cabinet (« peur du dentiste », appréhension de la douleur, culpabilité de leur manque d’hygiène),
    « C’est stressant, on travaille sur 1 centimètre carré. On veut détendre le patient mais nous on est tendu.» (3) ;
  • les projets contrariés d’évolution professionnelle du praticien comme des assistantes qui loin d’imaginer faire la même chose toutes leurs vies ne voient pas de changements dans leur quotidien ;
  • le climat organisationnel qui devient de plus en plus administratif et judiciaire en imposant chaque année de nouvelles formalités (l’obligation de devis, la communication des tarifs du prothésiste…) ;
  • le dilemme de la répartition du temps entre la famille qui vous manque et le cabinet qui vous réclame ;
  • Etc., car il en existe bien d’autres encore, nous passerons sur les rdv manqués, les charges à payer, et les formations obligatoires...

Endiguer les montées de stress :

Donc, une fois identifiées les sources de stress qui nous concernent le plus et après avoir explicitées les circonstances exactes propices à leur à leur développement, il est possible d’y apporter des réponses. En effet, il existe un florilège de remèdes connus et efficaces pour endiguer la montée du stress.
En voici un bref aperçu :

  • une définition des choix d’exercice du praticien qui soit conforme à sa personnalité, ses capacités, sa situation de famille, ses centres d’intérêts et ses activités extra-professionnelles ;
  • un management adapté à la personnalité du praticien ainsi qu'à celle des équipes recrutées ;
  • une délégation des tâches plus formelle, connue de tous et qui coordonne l’activité de chacun tout en valorisant les mérites individuels ;
  • une organisation des rendez-vous compatible avec les attentes des patients, le rythme biologique du praticien et la rentabilité du cabinet ;
  • des techniques de communication interpersonnelle valorisant l’écoute et augmentant la compréhension mutuelle ;

Faciliter l'évacuation du stress :

  • des vacances régulières et financièrement planifiées afin de réellement décompresser ;
  • une poursuite des activités extra-professionnelles ou de toutes activités permettant d'évacuer vraiment les soucis du cabinet.

Bien entendu toutes ces techniques se révèleront moins efficaces si nous pensons être à l’abri du stress ou pire que nous le considérerons comme une preuve de faiblesse ou un constat d’échec. Rappelons le, le stress fait partie de nous. Le premier pas pour « l’apprivoiser» est de le reconnaître pour accepter de le gérer en fonction de son importance.

Une fois cette prise de conscience réalisée, la deuxième étape pour lutter efficacement contre les effets négatifs du stress est de s’appuyer sur des professionnels pour vraiment mettre en œuvre ces techniques. Les intervenants de RDCL vous accompagneront avec plaisir dans cette démarche génératrice de bien être et de sérénité ! Le jeu en vaut largement la chandelle. Alors, à vous de jouer !

  1. http://www.dentistepro.com/gestion-entreprise/articles-thematiques-92/%C3%8Ates-vous-au-bord-du-burn-out--117.html
  2. Plein sens – ONDPS – Le métier de chirurgien-dentiste – Etude 2007.
  3. Idem

 
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